New York City-Montréal : Trois constats sur l’Impact

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Ça allait bien, par moments très bien, mais encore une fois, les pratiques discutables de l’Impact sur le plan défensif ont fait couler la barque de Thierry Henry. Un problème récurrent, s’il n’est pas réglé, qui condamne l’Impact à faire du sur place indéfiniment. Bing, bang, boum, trois buts ridicules et trois constats.

1) Luis Binks doit rehausser son niveau
Si Luis Binks fait l’unanimité ou presque parmi les supporters comme nouveau venu de l’année, l’Anglais a toutefois perdu un peu de sa superbe depuis quelques matchs. En fait, on pourrait même dire qu’il n’est plus le même depuis l’annonce de son transfert à Bologne. Sur le terrain de NYCFC, un endroit bien biscornu pour jour au soccer, il faut le dire, Binks avait l’air au pire d’un zombie, au mieux d’un joueur piloté par l’intelligence artificielle d’un jeu vidéo. Lent, peu alerte, souvent mal positionné (on l’a même aperçu dans le côté droit de la défense), sa passivité a coûté cher sur le premier but et aurait pu ouvrir les vannes new-yorkaises bien avant.

2) La ligne défensive était trop passive
À l’image de Binks, la ligne défensive de l’Impact était trop passive pour être pleinement efficace. Les défenseurs montréalais semblaient avoir reçu comme consigne de se concentrer sur l’alignement de la défense et le piège du hors-jeu. Ainsi, on pouvait voir Camacho et compagnie se déplacer la plupart du temps en effectuant des pas chassés, surveillant l’alignement défensif, plutôt qu’en joggant. Cette obsession axée sur « la ligne » semblait empêcher les jaillissements pour aller à la rencontre du porteur du ballon. Résultat? Une ligne défensive attentiste, passive, que les joueurs en bleu pâle pouvaient faire reculer relativement facilement.

3) Ballou doit partir
Encore une fois pointé du doigt par Thierry Henry pour les mauvaises raisons (qu’on ne connaît pas vraiment), Ballou Tabla semble être tombé dans la mauvaise case de l’entraîneur français. Rendu à ce point, avec l’historique de « problèmes » qu’on veut lui faire porter et son étiquette de talent supposément gâché, le jeune ailier devrait, pour le bien de sa carrière, aller voir ailleurs. Que ce soit en MLS, en Europe ou ailleurs, Ballou doit mettre le cap sur une autre contrée pour maximiser ses chances de percer. Le chapeau de prodige est lourd à porter et les supporters les plus impatients de la ligue l’ont pour la plupart rayé de leur liste il y a déjà longtemps. La bulle est donc fort négative. C’est le temps de (re)prendre l’avion, en espérant qu’il trouve chaussure à son pied. Chose certaine, ça ne sert à rien de rester indéfiniment dans un club qui ne lui a pratiquement rien apporté et ne semble pas parti pour lui apporter quoi que ce soit de plus.

Cela étant dit, au lieu de taper continuellement sur le même clou qui n’est aucunement responsable de la piètre performance défensive globale de son équipe depuis le début de la saison, Thierry Henry devrait peut-être plutôt retourner à la table à dessin et revoir les principes de base d’un concept qu’il n’a jamais vraiment eu à appliquer tout au long de sa carrière : défendre. Parce que si les principes offensifs semblent bien en place et suffisamment bien assimilés pour qu’on puisse voir des habitudes et des tendances se démarquer de belle façon, du côté défensif, on nous sert toujours la même vieille soupe imbuvable saupoudrée de comédies d’erreurs et de tourisme en surface de réparation. Il faut que ça cesse.

Mardi, Nashville, le choc. Parce que oui, Nashville a plus de points que Montréal. Vancouver aussi, d’ailleurs.