Montréal-New York Red Bulls : Trois constats sur l’Impact

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Le vent est frisquet. Les feuilles tombent. Les journées raccourcissent. L’Impact est en vacances. Mais avant de partir, l’équipe a bien pris soin de nous montrer ce qui aurait pu être lors de la saison 2019, comme si la grisaille de l’automne n’était déjà pas assez déprimante. Trois buts, trois constats.

1) Robles a été mauvais
Luis Robles peut être considéré comme un des meilleurs gardiens de la ligue, mais ce qu’il nous a offert sur le terrain du stade Saputo était tout simplement minable. Le second but de l’Impact mérite de devenir viral tellement Robles est ridicule sur la séquence, partant en croisade contre l’arbitre pendant qu’Urruti subtilise le ballon à Murillo et le place au fond du filet abandonné. Bon, certes, l’Impact a dû se créer des occasions pour en arriver là et faire preuve d’efficacité au moment de conclure, mais il a été bien aidé par le gardien new-yorkais, faible ou carrément nul sur les trois buts.

2) Okwonkwo en dents de scie
On le sait, Okwonkwo est un joueur bourré de talent. Son principal problème demeure la constance. Parfois même au sein d’un même match. Contre New York, on l’a vu faire des choses très bien, comme subtiliser le ballon à Tim Parker au milieu du terrain avant de détaler vers le but et d’offrir un caviar à Bojan pour l’ouverture du score, mais aussi marquer un but franchement difficile à mettre au fond. Or, on a aussi vu beaucoup de choses moins bonnes, comme des brouettes pleines de déchets techniques, des contrôles ratés, des passes mal ajustées, un manque de précision dans les gestes… Bref, Okwonkwo en 2019, c’était un peu ça. Est-ce suffisant pour revenir en 2020?

3) Les adieux, je n’y ai pas cru
Il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas dans les « adieux » de Piatti à la fin du match. Autant sa sortie du terrain que son tour d’honneur baignaient dans les au revoir plus que dans les adieux. La charge émotive n’était tout simplement pas là. Évidemment, le fait qu’aucune décision n’ait été prise quant à son avenir à Montréal n’aidait pas à ajouter du piquant dans les yeux, mais l’Argentin s’est tout de même prêté au jeu, sans grande conviction. Bien sûr, Nacho est un personnage plutôt réservé, mais tout de même, vu des tribunes, ce qui en ressortait était plus positif que négatif. Bref, je mettrais un petit deux dollars sur le fait que Nacho reviendra. Même si c’est juste pour une demi-saison.

Pour conclure, revenons sur le match en photos avec les images croquées par Ludovick Martin :

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Voilà qui met un terme à cette saison dont on attendait résolument plus. Il sera difficile de retenir quoi que ce soit de sportif, puisque tout ce qui a été construit a été démantelé vers la fin de la saison et qu’on a étalé devant Olivier Renard les briques de la façade à reconstruire. Il lui reviendra évidemment de faire le tri, de jeter les briques trop abîmées, de remplacer l’isolation et de choisir le motif à reproduire durant les travaux de maçonnerie. D’importants travaux d’automne, donc, qui, on l’espère, permettront à Montréal de passer l’hiver au chaud et de multiplier les voyages en Amérique centrale durant les mois les plus rudes.

Ceci conclut la quarantième parution de cette chronique en 2019. Je vous remercie d’avoir assidûment suivi les trois constats tout au long de la saison. Bien entendu, l’émission Coup Franc fera son bilan de la saison cette semaine, qui sera suivi par le bilan de Viau Park la semaine prochaine. Pour les trois constats, on vous donne rendez-vous… en Ligue des champions!