Montréal-Vancouver : Trois constats sur l’Impact

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La révolution Cabrera est amorcée! On a vu un Impact transformé, conquérant et… mais non je rigole. Si on a pu déceler quelques petites différences dans le jeu de l’Impact, il reste que c’était compliqué contre Vancouver au stade Saputo. Pourtant, la troupe de Marc Dos Santos est loin d’être un cador du championnat. Retour sur le match en trois constats.

1) On a pu voir un jeu plus direct
Wilmer Cabrera avait crié sur tous les toits qu’il fallait jouer vers l’avant, un constat que vous avez pu lire à maintes reprises cette saison dans cette chronique. De fait, face à Vancouver, on a pu voir un jeu plus allongé, moins freiné par les passes latérales et en retrait. Or, était-ce dû au fait que l’Impact avait décidé de « prendre des risques » comme le martelait son entraîneur cette semaine, ou simplement parce qu’il avait décidé, un peu comme lors du 4-0 contre Philadelphie il y a à peine un mois, de laisser le ballon à Vancouver et de jouer principalement en contre en profitant des espaces? Poser la question, c’est y répondre. Comme contre Philadelphie, l’adversaire a eu le ballon la majorité du temps (60 % de possession pour les Whitecaps, 65 % pour l’Union) et le tableau a été sensiblement le même. Du jeu vers l’avant, parce que principalement joué en contre. Mais… beaucoup plus axial aussi. Et ça, c’est intéressant.

2) Bojan a compris un truc
Autant Bojan avait été un peu sous le radar depuis son arrivée, autant contre Vancouver on a pu voir le haut degré de technicité dont il est capable ainsi que son impressionnante capacité d’accélération. Parce que si à Toronto, Bojan attendait en vain que ses coéquipiers fassent des choses qui peuvent lui sembler basiques après avoir passé toute sa carrière dans les championnats les plus relevés au monde, contre Vancouver, il a (enfin) décidé de faire les choses par lui-même. Avec un nouveau point de vue, soit celui de se mettre au service de ses coéquipiers plutôt que le contraire, les choses semblent soudainement nettement plus roses pour l’Espagnol. Et plus logiques aussi. En MLS, le jeu collectif est habituellement déficient et les individualités ressortent. Fais-toi plaisir, mon Bojan.

3) Urruti a été fabuleux
N’en déplaise à ceux et celles qui ont élu Evan Bush homme du match (?), Maxi Urruti a été le cœur, les poumons et les jambes de l’Impact de Montréal lors de ce match. C’est simple : chaque fois que l’Impact créait quelque chose d’intéressant, Urruti était impliqué. La saison commence à laisser des marques sur l’infatigable Argentin, mais contre Vancouver, il nous a servi son meilleur match de la saison, et donc son meilleur match sous le maillot montréalais. D’accord, il y a peut-être un petit retour de hors-jeu sur son but, mais on ne le dira pas trop fort…

Avant de continuer, pause photos avec les
superbes images du match prises par Ludovick Martin.

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Et puis, vous vous y attendiez et il le faut bien : comparons Bush et Crépeau. Mais non, du calme, je plaisante. Reste que je veux profiter de l’occasion pour souligner l’impressionnante transformation de Maxime Crépeau. Fort de sa saison de feu en USL (dommage que Rémi Garde n’ait rien vu de tout ça) et d’une prise de possession définitive du poste de gardien chez les Whitecaps, Crépeau transpire la confiance. Maître de sa surface, on le voit constamment diriger sa défense sans avoir peur de manifester son mécontentement. Un vrai boss, un vrai leader, un vrai gardien. Franchement, on ne peut que rêver à ce qui aurait pu être.

Prochain arrêt, samedi au stade Saputo, contre DC United sans Wayne le Terrible. L’adversaire du jour a deux points d’avance sur l’Impact. Une victoire et on pourra presque croire aux séries.