Columbus-Montréal : Trois constats sur l’Impact

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Rien ne va plus dans le petit monde de l’Impact. Une prestation déplorable à Columbus prolonge la glissade des hommes de Rémi Garde, si on peut toujours les appeler ainsi. Les choses se compliquent pour Montréal et la lutte pour une place en séries s’annonce chaude. Trois constats.

1) Encore un mauvais début de match
C’était un thème assez fréquent en début de saison et il est de retour en force. L’Impact a raté son début de match à Columbus. On a vu des joueurs hésitants, mous et parfois amorphes dans certains cas. Columbus en a profité pour assiéger le dernier tiers et l’Impact a vite été débordé, ce qui a mené à l’ouverture du score par les locaux. Et encore une fois, personne sur le terrain n’a tenté de réveiller ses collègues…

2) La communication faisait défaut
Ce n’est pas un secret : sur un terrain de soccer, la communication est primordiale pour bien s’organiser. Or, il ne suffit pas de communiquer; il faut communiquer des directives claires pour que chacun sache quoi faire et où se positionner. C’est tout le contraire qu’on a vu juste avant le premier but de Columbus. Alors que les jaunes s’apprêtaient à envoyer un coup franc dans la surface, on a pu voir Diallo et Camacho faire des signaux pas très clairs avec les mains, pointer ici et là, le tout de manière fort peu convaincante, sans jamais clairement s’adresser verbalement à leurs collègues. Résultat? Ils se sont tous regardés sans vraiment savoir qui allait faire quoi, ils sont partis dans tous les sens, Williams s’est retrouvé tout seul, Bush a hésité avant de sortir et c’était 1-0.

3) Le torchon brûle
Ce n’est pas la première fois que Garde déplore les « attitudes » ou le fait que ses joueurs n’appliquent pas ses directives. Mais cette fois, on a pu voir un entraîneur furieux s’en prendre verbalement à Browne en plein match. Aussi, après le match, Garde avait l’air plus dégoûté que jamais. On devine que si son effectif le lui permettait, certains cadres seraient forcés à un peu de recul. Est-il trop tôt pour parler de crise? Peut-être. Peut-être pas.

Chose certaine, ça ne peut pas continuer ainsi. Et donc, le prochain match revêt une extrême importance. S’il fallait que l’Impact sombre en championnat canadien face à un club de Première ligue canadienne, il est fort probable que le couvercle de la marmite se retrouve collé au plafond. Déjà, on entend certaines voix qui prétendent que si l’Impact se fait éliminer en coupe, il faudra songer à congédier son entraîneur. Si l’idée peut paraître exagérée, il faut toutefois reconnaître qu’on a vu en MLS des entraîneurs se faire montrer la porte de sortie pour bien moins…

Mercredi, stade Saputo. La pression monte pour Rémi et ses hommes… si on peut toujours les appeler ainsi.