Montréal-Orlando : Trois constats sur l’Impact

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L’Impact attendait dans sa « forteresse » un adversaire prenable. Et il a livré une prestation catastrophique, ennuyante, honteuse et indigeste. Si on avait voulu la jouer paresseux, on aurait simplement pu récupérer les trois constats sur la défaite 0-2 contre Philadelphie le 12 mai 2018, prestation tout aussi ridicule au stade Saputo. De larges pans auraient pu servir à écrire cette chronique. Mais on ne triche pas, nous. On se présente à chaque match. Trois constats sur ces 90 minutes qu’on ne pourra jamais récupérer.

1) Il n’y avait rien à voir
C’est aussi simple que ça. Des milliers de personnes se sont déplacées pour l’Impact, mais l’Impact ne s’est pas déplacé pour ces milliers de personnes. On ne sait pas qui étaient les joueurs sur le terrain, mais visiblement, les professionnels grassement rémunérés par le club n’étaient pas au rendez-vous. Le seul point positif de cette journée est que les supporters sont restés pour la seconde mi-temps, et même jusqu’à la fin. Respect à eux. Pour une fois, on n’aurait pas pu les blâmer d’être partis avant le coup de sifflet final.

2) Tous les progrès réalisés contre Salt Lake ont été effacés
Après le match de mercredi, vous pouviez lire dans cette chronique que l’Impact avait fait un pas en avant, qu’il avait affiché une belle envie et une solide volonté dans son jeu offensif. Trois jours plus tard, il ne restait absolument plus rien de tout ça. Pas le moindre morceau, ni même l’ombre d’une partie des principes appliqués contre Salt Lake. C’était le néant total offensivement. Aucune construction, aucune impulsion, aucune vie. Et donc aucun intérêt pour le spectateur.

3) Défensivement, c’était pénible aussi
Les principes défensifs semblaient bien acquis de tous. Pourtant, face à Orlando, autant les principes offensifs avaient disparu, autant les principes défensifs semblaient lointains. Quand Orlando, et on parle bien ici du Orlando City SC de MLS, rappelons-le, a l’air du FC Barcelone lors des grandes années du tiki-taka sur le but de Will Johnson, naviguant à travers le flanc gauche de l’Impact en jouant en une touche de balle, comme si personne n’était là pour défendre, ça indique bien le niveau de jeu proposé par l’équipe de Rémi Garde.

En fait, c’était semblable à ce qu’on a vu lors du 7-1 à Kansas City, mais à domicile, devant un adversaire plus faible, et ainsi avec un score final moins impressionnant. Mais le niveau était le même. L’Impact avait enclenché le mode lavette, se faisant passer sur le corps à répétition, en victime consentante, avec encore et toujours personne, mais absolument personne, pour donner un coup de gueule afin de réveiller les troupes. C’était minable, quoi. Avec raison, Rémi Garde a tenu à s’excuser aux supporters pour la prestation dégueulasse de ses joueurs. C’était la moindre des choses.

Retour au stade mercredi face à Seattle. Match difficile avec beaucoup d’absents, avant une pause plus que nécessaire pour recentrer un peu les esprits.