Futsal : Sporting Montréal vise l’or à Kingston

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Depuis le début de la saison 2018-19 de la Première ligue de futsal du Québec que le Sporting Montréal FC s’y prépare. Et ça y est, le moment tant attendu approche à grands pas : le championnat canadien de futsal aura lieu du 11 au 14 avril prochains.

Le tournoi qui est organisé par l’Association canadienne de soccer aura de nouveau lieu à l’université Queen’s, à Kingston en Ontario, mais vous pourrez suivre le tout quand même puisque les matchs seront webdiffusés en direct à canadasoccer.com.

Foi d’Alex Fuentes, cofondateur et gardien de but de l’équipe qui s’est qualifiée pour le championnat canadien de cette année en tant que champion de la PLFQ, c’est une équipe en pleine possession de ses moyens et mieux préparée que jamais que vous verrez en sol ontarien.

Car le Sporting Montréal en sera à sa troisième présence de suite au championnat canadien, ayant remporté l’or en 2017 et décroché l’argent l’an dernier. L’objectif de cette année est donc rien de moins qu’une autre présence en finale.

C’est une équipe qui sait qu’elle a ce qu’il faut pour y arriver qui se présentera à Kingston. Une équipe, aussi, qui aura la motivation de prouver que sa défaite de 6-1 en finale 2018 contre Idolo, de l’Ontario, n’était qu’un accident de parcours.

« Ç’avait été plus une question de fatigue, mentalement surtout, parce qu’après trois buts (d’Idolo), je pense qu’on a baissé pavillon assez vite, a indiqué Fuentes à Viau Park. Ce qui ne sera pas le cas cette année. »

« Avec le noyau de joueurs qu’on a cette année, on a un mental beaucoup plus fort. Physiquement, on est prêt aussi, on s’est entraîné, et la chimie est vraiment belle, c’est une atmosphère familiale qu’on a présentement dans le club. »

Pour arriver à tout ça, les joueurs du Sporting Montréal ont « mis les bouchées doubles ».

« Il a fallu que chacun y mette du sien pour qu’on puisse s’entraîner tard le soir et faire en sorte qu’on ait au moins une à deux pratiques par semaine, en plus du match (en PLFQ), et aussi faire quelques tournois », a indiqué Fuentes.

Question d’être plus résistants physiquement – on arrête le temps aux championnats canadiens, contrairement à la PLFQ –, et aussi question de développer la chimie mentionnée ci-haut.

« La première année, on est allé (au championnat canadien) avec un effectif assez jeune, a noté Fuentes. La deuxième année, avec un effectif réduit. Maintenant, la troisième année, je dirais on s’est enrichi avec quelques joueurs d’expérience clés au niveau défensif, offensif aussi, ce qui nous permet d’avoir un gros bagage cette année.

« Défensivement, on est très bien structuré et offensivement, on est très fluide. On a des joueurs qui, à un contre un, sont très efficaces, très vifs. On a aussi des fabricants de jeu incroyables, on a un peu de tout. »

Pour la deuxième année de suite, le championnat canadien de futsal regroupe les champions de sept provinces, et on complète avec le champion canadien en titre pour avoir huit équipes et deux groupes de quatre formations au premier tour.

Le Sporting Montréal sera dans le groupe A et y affrontera, dans l’ordre : les Pioneers FC du Manitoba (jeudi le 11 août à 17 h 30), le Rankin FC du Nunavut (vendredi le 12 à 9 h 30) et le GTA Futsal de l’Ontario (samedi le 13 à 16 h 15). La finale aura lieu dimanche le 14 à 12 h 30, après les matchs de classement.

Dans l’autre groupe, dont fait partie le champion en titre Idolo, on retrouve l’Olimpia SK FC de la Saskatchewan, le Calgary Villains Elits de l’Alberta et le Yukon Selects FC, du Yukon.

« On vise l’or, mais on va prendre ça match par match, et souhaiter que le succès nous revienne », a affirmé Fuentes, qui reconnaît par ailleurs que les siens devront être prêts puisque le niveau de jeu s’améliore grandement d’une année à l’autre.

« Les provinces travaillent de plus en plus sur le futsal, on le remarque à chaque championnat canadien, a-t-il souligné. La Saskatchewan et l’Ontario sont parmi les favoris, mais il y a aussi les autres qui s’entraînent fort et qui font en sorte que le niveau de futsal monte toujours un petit peu plus. »

La Saskatchewan, une des puissances du futsal, vraiment?

Vraiment, confirme Kyt Selaidopoulos, entraîneur de l’équipe canadienne de futsal, qui profitera du championnat canadien pour faire du dépistage en épiant les joueurs qu’il n’a pas encore vu jouer, mais aussi pour continuer de faire la promotion du futsal, un sport qui l’amène à voyager un peu partout au pays afin d’inciter les provinces à se structurer de plus en plus dans cette discipline.

« On continue de travailler pour faire en sorte que d’autres provinces aient des équipes et commencent à disputer elles aussi le championnat canadien », a indiqué Selaidopoulos.

« Ça grandit un peu partout au pays, a-t-il noté. En Alberta, ils sont rendus à 12 équipes dans leur ligue, au Yukon ils ont six équipes. En Saskatchewan, ils en ont cinq, tandis que le Nouveau-Brunswick travaille là-dessus avec les universités. »

Les « petites » provinces et les territoires ont du succès parce qu’ils sont réceptifs à ce que leur propose Selaidopoulos en matière de développement du futsal. C’est, pour eux, une manière de se mettre en valeur.

« Depuis nos débuts, depuis 2016, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, le Nouveau-Brunswick, l’Alberta et la Saskatchewan endossent le programme; tout le matériel qu’on leur propose, ils le font. Et ils grandissent.

« J’arrive de la Saskatchewan et ils ont fait cinq jours d’activités de suite en futsal – des cliniques, des ateliers, un tournoi de jeunes…

« Les ‘grosses’ provinces, elles ont des dômes, des terrains intérieurs (pour jouer au soccer à 11 l’hiver), elles ont ce luxe que d’autres n’ont pas. La Saskatchewan, par exemple, a un seul terrain intérieur (à 11). »

Bref, le principal moyen de développer le soccer dans cette province, l’hiver du moins, devient le futsal.

« En Saskatchewan, ils ont des équipes U-8 à senior, a noté Selaidopoulos. Tandis qu’au Québec, par exemple, c’est encore seulement pour adultes. »