Montréal-Chicago : Trois constats sur l’Impact

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Parfois, une équipe fait tout ce qu’il faut, mais n’empoche aucun point. D’autres fois, une équipe ne fait rien de très probant, mais trouve le moyen de gagner. Contre Chicago, l’Impact était dans la seconde catégorie. Une victoire très importante, avec un brin de chance, qui laisse toutefois paraître des difficultés. Trois points arrachés par le numéro trois, et trois constats.

1) La première mi-temps rappelait étrangement la saison 2017
Pas de panique. On n’a fort heureusement pas revu l’Impact de 2017. Or, c’est plutôt dans la dynamique du match que ça rappelait la saison 2017 : une équipe qui laisse le ballon à l’autre, et celle-ci qui ne fait absolument rien de pertinent avec. Cette fois, c’était l’Impact qui était dans le rôle du spectateur amusé. Comme quoi les choses ont beaucoup changé en un an. Ceci étant dit, l’animation offensive du bleu-blanc-noir laissait aussi à désirer, malgré les efforts louables de Sagna sur le flanc. Ça manquait de mouvement, de tranchant et d’intention.

2) Héros, d’accord, mais homme du match, non
Daniel Lovitz a épaté la galerie en première mi-temps avec un puissant slalom à travers les joueurs adverses pour se sortir du pétrin. En seconde mi-temps, c’est évidemment sa reprise de volée salvatrice qui a marqué les esprits, avec raison. Ce fut suffisant pour mériter les éloges de la grande majorité des supporters pour son « excellent » match. Toutefois, hormis ces deux flashs de brillance, Lovitz a connu un match ordinaire, parfois même mauvais. Beaucoup moins actif qu’à l’habitude sur le plan offensif, le défenseur américain a également été transparent en défense, nombre de centres dangereux de l’adversaire ayant leur origine de son côté.

3) Ça fait deux matchs de suite en demi-teinte à domicile
On ne fait pas une tendance avec deux matchs, mais force est de constater que le match contre Chicago ressemblait fort à celui contre DC United, et a bien failli se terminer sur le même score. Pire encore, il aurait bien pu se terminer à l’avantage de Chicago, tant Nikolic et De Leeuw semblaient, en seconde mi-temps, poser une énigme à la défense montréalaise, qui n’avait par ailleurs pas son aplomb habituel. Ajoutons à ça un manque de combativité, un Silva dans un jour sans et trop enclin à jouer avec Sagna ainsi que cette incapacité crasse à cadrer le moindre tir entre le penalty de Piatti et le but de la victoire de Lovitz, et l’Impact peut s’estimer chanceux d’avoir raflé la mise. Si Rémi Garde se disait satisfait de la réaction de son groupe après l’égalisation, et même de l’appui de la foule en fin de match, déterminant dans le but victorieux, il reste que tout cela n’aurait jamais dû exister. Peu importe les circonstances, battre Chicago à domicile aurait dû être une formalité. On en était loin.

Attention, donc, à ne pas laisser ce creux de vague prendre trop d’ampleur en cette fin de saison cruciale. Rémi Garde aura un travail de savant à faire pour équilibrer performance et repos de certains joueurs-cadres. On note des signes de ralentissement notamment chez Piette, Lovitz, Piatti et Silva, et le même sort ne devrait pas tarder à rattraper Taïder.

Malheureusement, l’Impact n’a pas vraiment le luxe de se reposer. Lors des trois prochaines semaines, il doit se rendre à Toronto, puis accueillir les Red Bulls avant de se rendre à Philadelphie, qui affiche une grande forme ces dernières semaines. Dur.