Vancouver-Montréal : Trois constats sur l’Impact

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L’Impact tombe une nouvelle fois en championnat canadien. Un bien triste match retour de demi-finale à Vancouver pour les hommes de Rémi Garde, contre un adversaire pourtant largement prenable. Si ce match ne passera pas à l’histoire, il indique toutefois le début d’une tendance inquiétante pour le onze montréalais. Retour sur ce pas-de-finale en trois constats.

1) Ça ne ressemblait pas à une demi-finale
À part quelques exceptions, il a fallu attendre la montée au jeu de Piatti et de Silva pour voir des joueurs de l’Impact jouer comme s’il s’agissait d’une demi-finale. Dès leur arrivée, l’énergie est montée d’un cran et leur intensité a permis de mettre l’adversaire en difficulté à quelques reprises. Mais avant ça, c’était désolant. Outre le jeu morne et anémique, c’est surtout en observant le langage corporel que l’on constatait un problème. Pour certains, on aurait que c’était juste un autre match. Fatigue? Possible, évidemment. Mais il reste qu’un match à enjeu, ça devrait être suffisant pour éveiller les ardeurs. Rendez-vous manqué.

2) Ça fuyait de partout
À la vue du jeu déployé par l’Impact ces dernières semaines, le bloc défensif bas, organisé en 5-3-2, aurait normalement dû tenir la route longtemps contre Vancouver. Malheureusement, dès les premières minutes, des failles sont apparues, causées principalement par des placements défensifs douteux, des adversaires oubliés ou non suivis et autres errements étranges qui rappelaient beaucoup la saison 2017. Notons par exemple le positionnement de Samuel Piette, parti, on ne sait trop pourquoi, jouer en défense centrale sur le but de Reyna. Quand on aligne cinq défenseurs, pas besoin d’aller couvrir la défense quand un défenseur tombe au combat.

3) Vancouver avait regardé le match de Portland
De toute évidence, Carl Robinson et ses adjoints avaient bien analysé la seconde période du match à Portland samedi soir dernier. Pour rappel, les Timbers avaient augmenté la cadence de jeu et malmené l’Impact pendant toute la deuxième mi-temps. Idem, donc, à Vancouver, où les Whitecaps semblaient avoir reçu comme consigne de jouer vite dans le dernier tiers de l’Impact pour mettre à mal le bloc défensif bleu-blanc-noir. Suffirait-il de courir avec le ballon pour déstabiliser l’Impact? C’est bien possible.

Si vous suivez cette chronique, vous l’avez lu lors de sa dernière parution : la seconde mi-temps à Portland pourrait annoncer une passe difficile pour l’Impact. Ce match à Vancouver semble pointer dans cette direction. Heureusement, le mercato pourrait venir contrebalancer cette tendance qui se dessine grâce à l’ajout, au minimum, d’un bon milieu de terrain expérimenté. Si les dernières semaines nous l’avaient un peu fait oublier, ce naufrage en demi-finale nous rappelle que l’Impact manque toujours de profondeur. Le mois de juillet était un gros test, et on ne peut que constater que jusqu’à présent, les trois matchs durant lesquels Rémi Garde a fait appel à ses remplaçants se sont plutôt mal passés, avec une lourde défaite à New York, un match aller au goût de beaucoup trop peu contre Vancouver et une chute au match retour en Colombie-Britannique.

Ce mois de juillet chargé prend fin avec un match contre la grosse machine rouge et noir d’Atlanta au stade Saputo samedi. Il faudra resserrer les boulons d’ici là.