Columbus-Montréal : Trois constats sur l’Impact

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Dans un match qui ressemblait un peu à celui de la semaine précédente à Vancouver, l’Impact a une fois de plus baissé pavillon, bien que sa performance ne soit pas entière négative, loin de là. Par rapport à 2017, l’amélioration est au rendez-vous sur certains points, mais attention de ne pas cultiver les mauvaises habitudes. Retour sur le match, en trois points.

1) Après les fins de match difficiles en 2017, les premières mi-temps douteuses en 2018?
Autant à Vancouver l’Impact était frileux en première mi-temps et a trop laissé venir son adversaire, autant à Columbus il avait tendance à faire n’importe quoi dans sa moitié de terrain pendant les 45 premières minutes. Piette et Taïder ne semblaient pas avoir été mis au courant que Federico Higuain était une menace tant ils lui laissaient des hectares d’espace pour manœuvrer. La consigne semblait claire : appliquer un pressing haut et casser le jeu dès que possible. Il aurait toutefois été plus sage de ne pas impliquer Piette dans ledit pressing, pour éviter de dégarnir l’axe du milieu de terrain. À plusieurs reprises, le Québécois a été coincé dans un no man’s land tandis qu’Higuain était libre comme l’air. Bel ajustement en seconde mi-temps de la part de Garde et ses hommes.

2) L’Impact a bien assiégé la surface adverse
Certains diront que Columbus a cessé de jouer en seconde mi-temps, et c’est peut-être vrai, mais vu ce que l’Impact avait affiché en construction du jeu depuis l’arrivée de Garde, le pari valait la peine d’être tenté. Toutefois, on a vu un Impact transformé se pointer sur la pelouse pour le second engagement. Si la montée de Raheem Edwards en remplacement d’un Jeisson Vargas totalement transparent a aidé à apporter un peu de poids sur le flanc droit, il reste que le grand artisan de cette seconde mi-temps est encore une fois Daniel Lovitz, qui fait presque oublier la présence de Nacho Piatti sur le flanc gauche depuis le début de la saison. Mais autour du latéral gauche, on a senti un bloc plus axé sur le jeu direct, vers l’avant, ce qui fait toujours plaisir, surtout après deux saisons marquées par une quantité effarante de passes latérales ou en retrait. Point positif et très important : la défense de Columbus n’a pas su résister. Signe que les principes offensifs commencent à être bien assimilés.

3) Taïder a besoin d’aide
On le répétait constamment lors des deux dernières saisons dans le cas de Ciman, et si l’aide n’arrive pas bientôt en milieu de terrain, on le répétera aussi pour Taïder : il ne peut pas tout faire seul. Il suffit d’un léger passage à vide du nouveau joueur désigné pour que tout le milieu de terrain bleu-blanc-noir s’en ressente. Taïder a besoin de soutien, et on l’a vu samedi à Columbus, principalement en première mi-temps, où l’Algérien ne parvenait pas à fournir le volume de jeu auquel il est habitué. Autant on le voyait peu actif avec le ballon autant sa couverture défensive n’était pas non plus au point, ce qui accentuait le mauvais placement de Piette qui sentait fréquemment le besoin de compenser les manques de Taïder. L’arrivée (imminente?) d’un milieu offensif axial pourrait décharger Taïder et lui éviter d’avoir à constamment faire l’ascenseur, ce qui l’aiderait sûrement à conserver une certaine régularité sur le terrain.

Nous y sommes. L’Impact rentrera enfin à domicile avec un grand besoin de marquer des points. Cela devra malheureusement se faire contre la meilleure équipe de MLS et clairement une des meilleures équipes de la CONCACAF, le méchant voisin torontois. Un match qui s’annonce difficile et qui nous fait nous interroger sur la validité du choix de l’adversaire comme premier visiteur de la saison.